Les maladies du foie

La cirrhose du foie est une maladie du foie en phase avancée qui apparaît lorsque du tissu cicatriciel (fibrose) vient remplacer des tissus sains. La consommation d’alcool et l’hépatite virale B et C sont des causes fréquentes d’une cirrhose du foie, bien qu’il y ait un grand nombre d’autres causes, y compris la maladie du foie gras non alcoolique (NAFLD) et la stéatose hépatique non alcoolique (NASH).

L’incidence de maladies du foie et de la cirrhose du foie augmente, ceci étant dû à des styles de vie malsains, à l’obésité et au vieillissement de la population.

Les maladies du foie chroniques et la cirrhose du foie sont l’une des causes de mortalité qui augmentent le plus rapidement aux USA. Source

NAFLD and NASH

NAFLD (maladie du foie gras non alcoolique) et NASH (stéatose hépatique non alcoolique) sont deux affections qui sont étroitement liées au diabète et à l’obésité.

NAFLD désigne la présence d’infiltrations de graisse dans le foie qui ne sont pas dues à la consommation d’alcool et qui peuvent ensuite conduire à NASH, un stade plus grave de la maladie dans le cadre duquel le foie est enflammé en raison d’une accumulation de graisse. Sur la base de la prévalence actuelle de NASH au sein de la population américaine et des taux observés auxquels les patients NASH développent des cirrhoses, on estime qu’il y aura à court et moyen terme trois à quatre millions de personnes aux États-Unis souffrant de cirrhose du foie due à NASH. Source

NASH est une « maladie silencieuse », ce qui signifie qu’elle est difficile à détecter avant que la maladie se soit développée de manière significative, de telle sorte qu’une intervention à un stade précoce afin d’empêcher la fibrose et la cicatrisation est un défi sur le plan clinique.

Ascite et ascite réfractaire

L’ascite, donc l’accumulation de liquide dans la cavité abdominale est une complication clé de la cirrhose du foie. Approximativement 50% des patients cirrhotiques développent des ascites au cours des dix premières années après que l’on a établi le diagnostic d’une cirrhose. Source
La gestion de l’ascite s’appuie sur un régime pauvre en sodium et un traitement diurétique. Lorsque les traitements médicamenteux et les restrictions alimentaires ne sont plus efficaces, le traitement le plus fréquent est la paracentèse, une procédure invasive dans le cadre de laquelle on introduit une grande aiguille dans la région abdominale pour évacuer le liquide, cette intervention durant plusieurs heures. Une paracentèse de plus de 5 litres s’appelle une paracentèse de grand volume (LVP).

Approximativement 7,5% des patients souffrant de cirrhose et d’ascite vont développer une ascite hépatique réfractaire, ce type d’ascite ne répondant pas à un régime pauvre en sodium et à un traitement diurétique à haute dose ou réapparaissant rapidement après la paracentèse. Source

Une ascite récurrente ou récidivante est une étape sévère précédant l’évolution vers l’ascite réfractaire et est définie comme étant une ascite qui réapparaît au moins 3 fois en l’espace d’une période de 12 mois, et ce malgré la prescription d’une restriction alimentaire de sodium et d’un dosage diurétique approprié.

L’ascite a un impact très négatif sur la qualité de vie des patients, incluant des difficultés à s’alimenter, à se déplacer, à respirer et à dormir. Les patients touchés par l’ascite souffrent de malnutrition, d’un retrait de la société, de nausée, de sérieux risques d’infections, de gonflements et de tension.

Les patients peuvent accumuler jusqu’à 10 à 15 litres d’ascite tous les 15 jours. Si de grandes quantités d’ascite s’accumulent dans la cavité abdominale, le pur volume de liquide exerce une pression sur les organes voisins, comme la vessie, l’estomac et même le diaphragme. Outre l’inhibition de la mobilité ainsi induite viennent s’ajouter des symptômes généraux, comme la fatigue, la dyspnée et quelques formes de douleurs. La pression exercée sur l’estomac peut entraîner la perte de l’appétit et l’apparition de brûlures d’estomac, et au final une malnutrition en résultant, et en raison de la dyspnée chronique, les patients peuvent être tellement diminués dans leurs capacités qu’ils ne peuvent presque plus s’acquitter de petites tâches quotidiennes. Une pression excessive dans la région du ventre peut entraîner la formation de hernies au niveau du nombril ou de l’aine. Pour les patients souffrant d’ascite, il existe également un risque élevé de survenue d’autres complications, comme de graves infections internes et des maladies rénales.

Traitements alternatifs pour des ascites réfractaires

Jusqu’au développement de l’alfapump, les possibilités de traitement de l’ascite réfractaire étaient limitées et pour certains patients, insatisfaisantes, de telle sorte qu’il existait aussi bien pour les patients que pour les médecins la nécessité de trouver une meilleure solution. Les directives de pratique clinique de l’EASL (Association Européenne de l’Étude du Foie) fournissent des recommandations de traitement pour la prise en charge de patients souffrant de cirrhose décompensée, y compris l’utilisation de l’alfapump depuis le mois d’avril 2018.

Le traitement standard pour l’ascite réfractaire est une LVP avec une injection d’albumine afin de diminuer le risque de dysfonctionnements circulatoires causés par la paracentèse. Bien que la LVP soit habituellement considérée comme sûre, c’est une procédure douloureuse et pénible, procurant uniquement un soulagement passager des symptômes puisqu’elle doit être répétée lorsque l’ascite revient.

Large Volume Paracentesis (LVP)

Entre-temps, les patients souffrent d’une sensation de ballonnement et ne se sentent pas bien pendant que le liquide s’accumule de nouveau, et ce fait, associé à des séjours réguliers à l’hôpital, a un impact considérable sur la qualité de la vie des patients. La répétition de la procédure génère également des coûts et un impact considérables pour les systèmes de santé.

Pour certains patients souffrant d’ascite hépatique réfractaire, une alternative thérapeutique par rapport à des LVP répétées consiste dans l’utilisation de shunts intra-hépatiques portosystémiques par voie transjugulaire (TIPS). Un TIPS (shunt intra-hépatique portosystémique par voie transjugulaire) est un shunt qui sert à dévier une partie considérable du flux sanguin autour du foie affecté pour le diriger dans les principaux vaisseaux sanguins. La réduction du flux sanguin dans le foie a pour conséquence une réduction du filtrage de substances toxiques dans le sang, et ce fait à son tour entraîne un risque accru d’encéphalopathie hépatique, 30% à 50% des patients en développant une et ce risque augmentant avec l’age. Source
Le résultat est que TIPS recèle un risque considérable pour les patients de plus de 65 ans, ce qui est l’âge prévu pour un grand nombre de patients souffrant d’une ascite induite par NASH.

Transjugular Intrahepatic Portosystemic Shunt (TIPS)

Le seul remède pour une maladie du foie consiste en une transplantation du foie. Les greffes de foie sont très limitées en termes de disponibilité, et engendrent des frais de santé considérables. Afin d’éviter que le corps du receveur rejette le greffon, il faut prendre toute la vie des médicaments anti-rejet.

Liver transplant

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